Nice

Expo photo : Les Années Joyeuses au Musée Masséna

Jusqu’au 15 novembre 2020, le Musée Masséna – qui a rouvert ses portes le 13 mai dernier après plusieurs semaines de fermeture – propose une nouvelle exposition baptisée « Les Années Joyeuses ». Rien que le titre donne envie d’y aller ! 

L’exposition dévoile l’oeuvre exceptionnelle de Jean Ferrero, photographe instinctif, collectionneur atypique et marchant d’art avisé qui incarne, à sa manière directe et joviale, la mémoire d’une période glorieuse de l’art contemporain à Nice qui façonne encore aujourd’hui l’identité artistique de la ville.

Témoin privilégié de l’aventure de ce courant artistique dans la région niçoise depuis la fin des années 50, le photographe l’a vécue au plus près des artistes qu’il a collectionnés et montrés, avec des affinités profondes notamment avec Arman et César, dont il fut non seulement un des marchands mais aussi un ami. Cette exposition présente ainsi les nombreuses facettes d’un homme et d’une époque, surprenantes, iconoclastes, riches d’une liberté sans frein.

Jean et culturistes © Ferrero : Christian Ferrand, Jean Ferrero, John Tristan et Bud Lanter (quai Amiral Infernet, port de Nice), c.1960. Collection Donation Jean Ferrero - Ville de Nice. Photographie : Jean Ferrero
Jean et culturistes © Ferrero : Christian Ferrand, Jean Ferrero, John Tristan et Bud Lanter (quai Amiral Infernet, port de Nice), c.1960. Collection Donation Jean Ferrero – Ville de Nice. Photographie : Jean Ferrero
Accumulation tubes couleur © Arman : Inclusion de tubes de couleur dans résine éopxy par Arman, non datée. Collection Jean Ferrero. Photographie : Michel Coen
Accumulation tubes couleur © Arman : Inclusion de tubes de couleur dans résine éopxy par Arman, non datée. Collection Jean Ferrero. Photographie : Michel Coen

Du baume au coeur pour cette exposition à ne manquer sous aucun prétexte !

Plus d’infos : « Les années joyeuses, Jean Ferrero & friends : Arman, Ben, César… » jusqu’au 15 novembre au Musée Masséna, 65, rue de France à Nice / Tous les jours sauf le mardi de 10h à 18h / 04 93 911 910 / massena-nice.org

Le Pineapple Studio : immortalisez vos plus beaux moments

Il y a 5 ans, sur le blog, je vous parlais du studio photo aSeed, à Nice, fondé par un photographe professionnel passionné : Frederic Lefeuvre, alias aSeed. 5 ans plus tard, j’ai retrouvé Frederic dans un tout autre lieu : Le Pineapple Studio !

Celui-ci vient tout juste d’ouvrir ses portes dans le quartier de Nice Nord au n°15 de l’avenue Valdiletta. Etendu sur une surface de 110m² et 3m de hauteur sous plafond, le Pineapple Studio répond à toutes vos idées créatives. Une fois la porte d’entrée franchie, on découvre plusieurs ambiances et décors, pensés pour immortaliser les moments importants qui ponctuent nos vies, personnels ou professionnels : grossesse, bébé, famille, corporate, portrait… rien a été laissé au hasard.

Le Pineapple Studio : immortalisez vos moments les plus précieux / Crédit Photo aSeed Photographie
Le Pineapple Studio : immortalisez vos moments les plus précieux / Crédit Photo aSeed Photographie

Par ici, une balançoire, par là, une guitare avec une petite voiture d’enfant, par ici encore, un mur recouvert de journaux, des couleurs pastels, plus sombres, plus vives, tout a été conçu pour laisser libre cours à ses idées. Ouvert à l’initiative d’aSeed, le studio est aussi un travail d’équipe puisque 2 autres talentueux photographes ont rejoint l’aventure : Frédéric Aguilhon et Lucie Werner, avec, chacun, leurs spécialités.

Vous l’aurez compris, vous pouvez prendre rendez-vous au studio pour immortaliser un moment qui vous tient à coeur ou, même, pourquoi pas, vous lancer un challenge celui de poser devant un photographe professionnel ! Et si vous êtes vous-mêmes photographe, il est également possible de faire une location du studio photo. On oublie les smartphone le temps de quelques heures et on s’en remet à des pros pour un résultat bien plus fun et de qualité.

Devant l’objectif d’aSeed

Justement, et après avoir découvert les lieux, je me suis prêtée au jeu du shooting devant l’objectif de Frederic. Celui-ci m’a proposé de prendre la pose devant un mur de papier journaux – en référence à ma première casquette de journaliste – puis de jouer la carte estivale avec une longue robe, assise sur la balançoire. Même si l’on pourrait croire qu’en tant que blogueuse et assidue des réseaux sociaux, je suis rodée à l’exercice… pas du tout et bien au contraire ! Heureusement, Frédéric a su me mettre à l’aise et le résultat, le voici ci-dessous !

Mais peut-être que le/la prochaine ce sera vous ? Sur mon compte Instagram je vous propose de gagner une séance d’une heure pour une ou deux personnes avec 25 photos remises en format numérique HD d’une valeur de 200 euros. Par ici !

Le Pineapple Studio : immortalisez vos moments les plus précieux
Anne @Whataboutnice / Crédit Photo : aSeed Photographie / 2020
Anne @Whataboutnice / Crédit Photo : aSeed Photographie / 2020
Anne @Whataboutnice / Crédit Photo : aSeed Photographie / 2020
Le Pineapple Studio : immortalisez vos moments les plus précieux / Crédit Photo aSeed Photographie
Anne @Whataboutnice / Crédit Photo : aSeed Photographie / 2020

Plus d’infos : Le Pineapple Studio, 15 avenue Valdiletta 06100 NICE (Cessole / Saint-Barthélémy) / Tel 06 07 41 99 41 / https://lepineapplestudio.com

Expo : la Fondation Maeght rend hommage à Jacques Monory

Pour la première fois de son histoire, la Fondation Marguerite et Aimé Maeght a dû fermer ses portes. Une réouverture est envisagée le 1er juillet, sauf instructions contraires du gouvernement et de la préfecture. Les conditions nécessaires pour recevoir les visiteurs en toute sécurité seront mises en place. Ainsi, l’exposition consacrée à Jacques Monory, initialement prévue du 28 mars au 14 juin, sera présentée au public durant l’été et jusqu’au 22 novembre. L’exposition Les Giacometti : une famille de créateursest reportée à l’été 2021.

Direction Saint-Paul-de-Vence et la Fondation Maeght pour la première exposition monographique dédiée à Jacques Monory, depuis sa disparition en 2018. Tout simplement intitulée « Jacques Monory », l’exposition présente soixante ans de carrière et revisite l’œuvre de cette figure majeure de la Figuration narrative. Parfois hyperréalistes, les scènes énigmatiques qu’il peint et qu’il juxtapose forment comme le journal de bord hanté d’un peintre qui chaque jour s’interroge sur la réalité du monde. Le bleu qui l’a rendu célèbre, qu’il soit monochrome, ou qu’il accueille d’autres couleurs du spectre, est la couleur de ce doute. Il agit comme un voile onirique et comme une mise à distance.

Jacques Monory, La Voleuse n°1, 1985.Huile sur toile, 170 x 340 cm.Photo Jacques Monory. © Jacques Monory / Adagp Paris 2020.

Empruntant au cinéma – et notamment aux thrillers des années cinquante – comme à la photographie et à l’imagerie, les peintures de Monory, fréquemment de grand format et qui incluent aussi souvent des objets, alternent ou combinent des paysages urbains et de grandes étendues de nature, des visions romantiques et des images dramatiques venant de l’actualité ou de l’histoire contemporaine. Un pessimisme fondamental, teinté d’humour grinçant, y coexiste avec une fascination pour le vide. L’exposition s’ouvre par une série de peintures de la série Meurtres (1968) qui le rendit célèbre. Le peintre utilise le climat du film noir et de série B pour se mettre en scène, où au commencement, il est atteint par l’arme braquée sur lui par une main féminine. La blessure sentimentale de la séparation est traitée de manière cinématographique.

Portrait de Jacques Monory© photo Jean Larivière.
Portrait de Jacques Monory© photo Jean Larivière.

Dans les peintures des séries suivantes, Velvet Jungle et Mesure, Monory tente de conjurer la peur de la mort. Dans Dreamtiger, il poursuit sa quête en s’identifiant à l’instinct des tigres en cage, et revient à la réalité du monde en inventoriant la violence et la passion sociales.

Jacques Monory, Baiser n°19, 2001.Huile sur toile, 50 x 50 cm. Photo Jean-Louis Losi. © Jacques Monory / Adagp Paris 2020.

Infos pratiques : exposition « Jacques Monory », du 28 mars au 14 juin 2020 / Fondation Maeght, 623 chemin des Gardettes 06570 Saint-Paul de Vence / +33 (0)4 93 32 81 63 / info@fondation-maeght.com / www.fondation-maeght.com

MonCommercantEstFormidable.fr : soutenons nos commerçants niçois

Depuis que le déconfinement a été amorcé, nombreux sont les secteurs a subir les conséquences de cette crise sanitaire et économique sans précédent. C’est notamment le cas des commerces indépendants et de proximité.

Dans ce contexte, le collectif azuréen KetchupMayo, appuyé par la CCI Nice Côte d’Azur, a imaginé et lancé une plateforme pour aider les commerçants du 06 à accélérer la relance de leur activité : www.moncommercantestformidable.fr. Une initiative 100% locale et 100% solidaire.

Le principe est simple ! Nous, en tant que client ou futur client d’un commerce, avons la possibilité d’acheter un bon d’achat d’une valeur de 15, 25, 50 ou 100 euros qui lui revient à 100%. Le commerçant est alors crédité sur son compte bancaire de 100% du montant et reçoit un email de son (futur) client ainsi que son identité. De notre côté, il ne nous reste plus qu’à présenter le bon d’achat auprès du commerçant et de profiter d’un moment de convivialité !

« Le consommateur azuréen soutient ainsi l’économie locale et contribue à sa relance (…) C’est une opportunité pour le commerçant de combler sa trésorerie et de réduire sa perte de chiffres d’affaires. Le tout en maintenant la relation client ! » indique un communiqué. Un geste solidaire pour voir encore les rideaux de nos commerçants se lever…

Plus d’infos : rendez-vous sur www.moncommercantestformidable.fr / Si vous ne trouvez pas votre commerce, vous pouvez contacter info@moncommercantestformidable.com qui contactera directement le commerçant.

Déconfinement : courir pour soutenir la recherche sur le coronavirus

Avis aux coureurs, aux amateurs de courses à pieds, aux marcheurs… c’est le moment où jamais de (re)chausser vos baskets ! Entre le 16 et le 24 mai 2020, Azur Sport Organisation lance une course connectée et solidaire au profit de la Fondation du Souffle pour soutenir la recherche sur le coronavirus. En effet, et après le « Sport Up Challenge » avec 1200 marches à monter en 7 jours, l’association propose à tous ceux qui le souhaitent de courir ou de marcher sur une distance au choix de 5 km, 10 km, 21,1 km ou 42,195 km. 

Dans cette course d’un nouveau genre, pas besoin d’être rassemblé dans un sas de départ ! Il suffit juste de choisir 1 des 4 challenge. Vous avez ensuite 8 jours pour le réussir en autant de sorties que vous désirez, entre le 16 mai 6h du matin et le 24 mai à 19h. A l’issue de votre course, si disposez d’une montre connectée GPS ou d’une application mobile connectée, il vous d’importer le fichier GPX de votre activité et de le rentrer dans le classement national. Si vous ne disposez pas d’un objet connecté, pas de problème ! Vous rentrez manuellement votre temps sur notre plateforme en ligne. Vous pourrez alors télécharger votre e-médaille finisher et votre e-diplôme en ligne ! Bien entendu, cette compétition se déroule en appliquant scrupuleusement les règles de la pratique de l’activité physique individuelle. 

D’un montant de 5€ seulement, les frais d’inscriptions seront reversés intégralement à la Fondation du Souffle qui se donne pour objectif de comprendre les mécanismes de développement de maladies respiratoires (chroniques) chez des patients ayant été affectés par le Covid19, de permettre l’identification précoce des personnes les plus à risques et d’améliorer la prise en charge et le suivi des patients. Plus qu’une course, c’est un véritable élan solidaire dans toute la France. 

De mon côté, et si vous me suivez, vous savez à quel point j’aime courir et souvent, tôt le matin, ou le soir. C’est tout naturellement que je me suis inscrite à cette compétition dans le challenge des 10km… et vous ? Partants ?Vous faites équipe avec Whataboutnice ?

Plus d’infos et inscription en ligne : http://www.lacoursedudeconfinement.fr et sur Instagram

Chaud devant ! Ma sélection de restaurants qui s’invitent chez vous

Six adresses à Nice qui se lancent dans la vente à emporter et la livraison

Après presque 2 mois de confinement, un vent de liberté va souffler dans nos vies. Progressivement, nous allons re-sortir de nos chaumières, re-partir au travail et à l’école pour nos enfants, reprendre un semblant de vie active où de nouvelles mesures nécessaires vont s’inviter dans notre quotidien. Mais vous l’avez bien compris, le retour à une vie normale et sociale n’est pas pour demain, et encore moins les apéros, les brunchs ou les dîners dans nos cafés et restaurants préférés. Ces derniers, lourdement touchés par la crise sanitaire, vont devoir encore garder leurs portes fermées au public jusqu’à nouvel ordre. En attendant, nombreuses adresses gourmandes et établissements ont choisi de contrer la situation en se lançant dans la livraison et la vente à emporter.

Loin d’être exhaustive, je vous propose une sélection de 6 restaurants et cafés à Nice qui proposent de régaler vos papilles à domicile.

Le Tire-Bouchon, dans le Vieux-Nice

Vous ne connaissez pas le Tire-Bouchon ? C’est the Place To Be pour un brunch réussi ! « Situation oblige, nous avons décidé de développer une nouvelle activité qui nous tenait aussi à cœur depuis quelques temps : un service de livraison ou à emporter » expliquent Marlène et Michael, les gérants du lieu. Aussi, à partir du vendredi 8 mai, le restaurant se met à la carte du « take away » avec « Nos Amuses Papilles », des portions savoureuses, raffinées et « maison » avec des produits frais et de saison. Le Tire-Bouchon propose aussi des formules avec du vin ou de la bière bio ! Et puisqu’il est question de brunch, l’établissement livre aussi le Brunch complet tous les dimanches de 10h à 15h et à commander 48h à l’avance.

Plus d’infos : 19 rue de la Préfecture / commande sur https://le-tire-bouchon-livraison.fr ou au 04 93 92 63 64 / Instagram

Nice Art Bistro, du côte de Garibaldi

Nice Art Bistro est une institution niçoise. Son directeur, Marc Laville, a décidé de mettre en place un service traiteur avec des plats à venir récupérer sur place, ou en drive. « Nous proposons diverses petites choses au jour le jour comme une salade de poule tiède et pommes de terre, un Mac « Nice Art » au foie gras poêlé et truffes, un pan bagnat bistro… ou encore un Plat du Jour qui change tous les jours, comme l’aïoli », indique le gérant. « Quand au vins, notre carte compte environ 200 références vendus à prix caviste, soit 30% de moins que sur la carte ». Les vins proposés sont essentiellement des vins en biodynamie ou naturels. Ils vont de 15€ à plus de 100€.

Plus d’infos : 16 Bis Rue Delille / commande au 06 64 20 18 73 / Livraison possible à St Laurent du Var / nice-artbistro.fr / Instagram

Rusti’K, du côté du Port

Situé sur le boulevard Stalingrad, le restaurant Rusti’K s’adapte également à la situation et rouvre le 11 Mai. Au menu, des plats frais et « maison » préparés avec « beaucoup d’amour » par son Chef argentin Carlos qui souhaite transmettre et faire découvrir son pays et ses voyages par une cuisine fine, savoureuse et accessible à tous. Au choix : des empanadas (chaussons argentins à partager), des salades (au calamars confits par exemple), des burgers (le Pulled Pork, l’Italien…) et même des Apéro Box pour 2 personnes (Quilmes, Piedra Negra…). Le tout est à venir récupérer sur place et sinon livraison possible via Deliveroo ou Ubereats.

Plus d’infos : 27 Bd Stalingrad / commande au 06 51 33 50 39 / Livraison via Delivroo et Ubereats / Instagram

Chez les Garçons, Nice Centre

Si vous ne connaissez pas encore le Coffee Shop Chez les Garçons, alors c’est le moment où jamais. Cette adresse gourmande vous fait voyager dans les années 80… et fait aussi divaguer vos papilles avec – entre autres – des pâtisseries à tomber comme les coownies, les palets bretons, la brioche perdue. Le petit établissement cosy s’est adapté à la situation et met en place – à partir du 12 mai – un service à emporter via un comptoir : des pâtisseries – en individuel ou en gâteau entier – des cookies box, des sachets de biscuits (le fameux « Fuck le Virus », c’est eux !), des boissons et des jus healthy. Le tout « maison » ! Sans oublier les poke et buddha bowls (entre 12 et 18€ ).

Plus d’infos : 1 rue Niepce / commande au 04 93 80 42 59 / service de livraison également possible / Instagram

Olive & Artichaut, dans le Vieux-Nice

Adresse gastronomique incontournable du Vieux-Nice, Olive & Artichaut s’adapte à la demande de ses clients. « Nous avons mis en place un service traiteur avec un menu qui change chaque semaine », explique le restaurant. « Nous proposons un service de commande sur place ou à venir chercher. La livraison est également possible dans un périmètre allant du Vieux-Nice au Centre Ville ». Au menu, du frais et du « maison » : Vitello tonnato roquette tomates cerises, petits farcis niçois, dos de cabillaud rôti, navarin d’agneau, purée d’artichaut… ainsi qu’une belle carte de vins de Provence ! A partir du 11 mai, l’établissement va ouvrir du mercredi au dimanche en matinée. 

Plus d’infos : 6 rue sainte Réparate / commande via commande@oliveartichaut.com, par message au 04 8914 97 51 mais aussi via Instagram

Maranna Thé, dans le Vieux-Nice

Je vous avez déjà parlé de ce salon de thé très cosy du Vieux Nice, où l’on déguste des pancakes divinement bons. Depuis un mois, le petit établissement a mis en place la livraison de brunchs le week-end avec 2 formules : une à 17€ (boisson chaude boisson froide + 2 plats au choix (sucré ou salé) et une à 25€ (boisson chaude, boisson froide, et 4 choix). Tout est fait maison et avec beaucoup de passion par les 2 soeurs, Claudia et Carla. Vous vous régalerez avec un avocado toast, des oeufs brouillés ou encore avec un cookie match chocolat blanc. Nouveau ?

Plus d’infos : 36 rue droite / commande via le 06 12 93 23 93 ou via le compte Instagram

Il y a bien d’autres adresses gourmandes à Nice qui proposent la vente à emporter ou la livraison ! N’hésitez pas à laisser un commentaire avec toutes les informations pratiques si vous avez des petites adresses à nous recommander ou si vous êtes vous-même un restaurateur !

D’ailleurs, je vous donne aussi rendez-vous sur le blog de Mister Riviera pour sa sélection de restaurants et de bonnes adresses à Nice : par ici !

Confinement : confessions d’un goéland

Vous parler ma vie de confinée ne me semblait pas très intéressant. Au final, on fait tous – plus ou moins – la même chose : on cuisine, on mange, on regarde des séries, on lit, on télé-travaille, on s’occupe de nos enfants, on joue les institutrices, on suit des cours de yoga en vidéo, on fait des exercices physiques, on se sent heureux puis on se sent un peu perdu, on passe des coups de fil, on fait des Facetime… au final, rien de transcendant.

En revanche, ce week-end, j’étais à ma fenêtre en train de boire mon petit bonheur de café matinal sans sucre et un goéland est venu se poser sur le muret juste en face. L’emblématique oiseau marin (et niçois) a d’abord scruté ce que je tenais dans la main avant de m’examiner, l’oeil en coin. Pas farouche, j’ai soutenu son regard et l’animal m’a salué de l’aile. Ce à quoi j’ai répondu d’un signe de la main. Car oui, au cas où vous en douteriez, je parle aussi le goéland. Après quelques salutations d’usage, en respectant les gestes barrières bien entendu, j’ai bien compris que ce n’est pas mon café qui l’intéressait : mon nouvel ami avait besoin de se confier. Alors, je l’ai écouté et voilà ce qu’il m’a raconté.

« Depuis le 17 mars midi précisément, tout a changé et je n’ai pas tout de suite compris pourquoi. Moi qui était habitué à voir des humains partout et tout le temps, du jour au lendemain, plus rien. Plus une âme qui vive. Ou presque. D’ordinaire, quand je venais poser mes pattes palmées sur la Promenade des Anglais pour chercher à me ravitailler, ils étaient partout : assis, allongés au soleil, au bord de l’eau, sur un vélo, main dans la main… partout. Et depuis ce jour de mars, Nice s’est vidée d’humains. La Place Massena ? Vide ! L’Avenue Jean Medecin ? Néant ! La Coulé Verte ? Rien. Pas de mini-humains qui courent et crient partout. Je n’avais jamais vu cela. Au départ, j’ai cru à une farce mais j’ai vite compris que quelque chose de grave se passer.

Depuis mon dortoir perché au bord de la mer, l’humaine que je voyais sortir tous les matins, de son terrier, s’est soudainement masquée le visage et son air est devenu grave. J’ai survolé Nice à plusieurs reprises, et j’ai croisé d’autres humains, l’air inquiet avec ce morceau de tissu sur le visage. Depuis ce jour, d’ailleurs, avec ma bande, on se regroupe au dessus d’eux et on crie pour les soutenir parce que je sais qu’ils ne partent pas s’amuser.

Les autres humains sont quant à eux enfermés chez eux. Enfermés pour se protéger et sauver les vies d’autres humains, c’est bien cela ? Cela ne demande pas beaucoup d’efforts n’est-ce pas ? Et pourtant tous les humains ne le comprennent pas et ces derniers, je ne les aime pas ! Au lieu de faire comme les autres et de rester dans leur terrier à cuisiner, à passer du temps avec leurs petits, à leur donner la becquée, à jouer, à écouter la musique… ils sortent à plusieurs, ils errent, lunettes de soleil sur le nez et ceux-là en plus ne sont même pas masqués. Quand j’en croise, je me rapproche et je tente de les intimider mais ils s’en moquent. Ils n’ont aucun respect pour les autres humains, pourquoi en auraient-ils pour les animaux ?

C’est peut-être pour cela d’ailleurs, que, depuis peu, de drôles d’engin en acier nous ont volé la vedette et survole la ville. Ils parlent même. Au début, j’en avais peur mais maintenant j’ai compris qu’ils étaient là parce que ces humains là n’étaient pas très ordonnés. Est-ce qu’ils se croient plus forts que les autres ? Si moi j’ai compris que quelque chose de grave se passait, pourquoi pas eux qui sont dotés du langage et de l’intelligence ? Je ne les aime du tout d’ailleurs.

En tout cas, Nice est vide et j’ai l’impression que la ville m’appartient. Je vole comme jamais. L’air est pur, la mer est bleu. J’adore m’envoler jusqu’au Château de Nice, m’élancer sur la Baie des Anges et me poser de palmiers en palmiers. Plus de voitures, plus de bruit, à part celui des vagues et de la nature. Quel bonheur de se sentir libre et moins menacé ! J’ai même tenté de m’aventurer en haute mer pour voir les choses sous un angle différent. J’y ai croisé de vieux copains mais aussi des dauphins qui n’osaient plus laisser trainer leurs nageoires par ici.

Mais ce qui m’inquiète aujourd’hui, c’est que vous, les humains, allez bientôt ressortir de votre terrier et allez reprendre votre vie… mais je n’espère pas votre vie d’avant. J’aimerais que vous ne recommenciez pas comme avant justement. Allez vous être dans la gratitude de ce que la vie vous offre ? Allez-vous réaliser que la vraie richesse est d’être en bonne santé mais aussi d’être (bien) aimé et bien entouré ? Et, puis, allez-vous enfin réaliser que vous appartenez à une seule et même humanité ? »

Mon ami à plumes m’a salué du bec et s’est envolé. Le soir, quand j’ai éteint la lumière avant de m’endormir, je l’ai entendu causer et crier dans le ciel silencieux d’un Nice confiné.

Il voulait me remercier de l’avoir écouté et surtout, entendu.

Anne L.

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