23 avril. Cela fait 1 an que mon livre « 111 lieux à Nice à ne pas manquer » est sorti. Un an que ce projet a vu le jour et est devenu un objet que l’on prend en main, que l’on feuillette, que l’on lit, que l’on offre ou que l’on glisse dans son sac pour découvrir Nice autrement. Aujourd’hui encore, j’ai toujours un pincement au coeur quand je vois mon ouvrage dans les rayons des librairies, parfois même annoté d’un « Coup de coeur ». Du haut de mes 45 ans, je ne remplis pas beaucoup de cases que la société veut (encore) imposer… je ne suis pas propriétaire, je ne suis pas mariée… « je ne suis pas » plein de choses mais j’ai réalisé ce rêve d’écrire et quoiqu’il m’arrive je laisserai ces 240 pages à ma fille.
Cette aventure, je ne l’oublierai jamais. Il y a eu des moments suspendus, comme la soirée de lancement dans la sacristie de l’église du Gesù (au Béthel) un soir de pluie et de grêle, comme ma toute première dédicace à La Sorbonne Brouillon de Culture ou comme ma participation au Salon du Livre de Nice. Il y a eu des belles rencontres qui m’ont marqué, des interviews à la radio, à la télévision, des articles dans la presse et des petits mots griffonnés et signés sur la première page… Et au milieu de tout ça, moi. Émue, parfois dépassée. Mais fière d’avoir mené ce projet jusqu’au bout.
Parce que l’écrire n’a pas été facile. Il y a eu des doutes, des nuits difficiles à cogiter, des ajustements, des ras-le-bol, des « je ne vais pas y arriver », des « j’abandonne » et puis cette petite voix – et mes proches – qui me soufflaient « continue ». Écrire, c’est ça : se perdre parfois, mais ne jamais vraiment s’abandonner.
L’écriture, justement. Elle m’accompagne depuis que je suis toute petite. Depuis toujours, j’écris. Enfant, c’étaient des journaux intimes, des faux journaux tapés à la machine à écrire (oui oui…). À l’adolescence, j’écrivais en pleurant, parce que j’étais triste ou en colère. Plus tard, j’ai adressé des lettres à ceux qui m’ont quittés, à ceux qui m’ont blessés… des lettres que je n’ai jamais envoyé. J’ai écrit aussi à mes petits fantômes pour leur dire à quel point ils me manquaient. J’ai écrit mes rêves et je continue parfois en plein milieu de la nuit. Et à ma fille aussi, bien avant qu’elle puisse lire. Je lui ai écris pour m’excuser des choix que j’ai pu faire, pour lui faire part de mes peurs qu’elle grandisse… Poser des mots sur une feuille ou un cahier, cela m’a toujours guidé.
Je ne sais pas si j’écris « bien » mais l’écriture est mon refuge, mon miroir, ma boite à émotions. Et ce blog — Whataboutnice.fr — en est l’expression également. Ce blog, c’est un peu moi : mes humeurs parfois, mes découvertes souvent, et mes envies de mettre en lumière surtout. Un espace où je dépose des morceaux de vie niçoise, un peu de moi parfois, pour moi, pour vous… pour que les choses fassent un peu plus sens.
Alors aujourd’hui, un an après… je ressens un vide. Pas un vide triste, surtout pas… mais un vide « d’après ». Celui qui suit l’effervescence, les « bravo », les « et maintenant ? ». Le vide qui est nécessaire pour comprendre ce qu’il s’est passé et pour faire les bons choix dans le futur. Depuis l’été dernier, j’ai envie de recommencer, de me lancer dans un nouveau projet, de revivre cette excitation de la création. Mais le manque de temps, et la peur surtout n’est jamais bien loin : et si je ne faisais pas aussi bien ? Et si je n’étais pas à la hauteur ? Ecrire un guide oui mais autre chose, comme un roman… impossible !
Et pourtant… au fond de moi, je sens que les choses s’alignent et surtout que je m’aligne. Très lentement. Je sens que l’écriture m’appelle encore (un peu). Je ne sais pas encore sous quelle forme, je ne sais pas comment mais je sens que ce joli vide dans lequel je suis, c’est juste de l’espace pour faire place à autre chose. Que chaque étape et chaque partie de moi – le blog, le livre, ma casquette de journaliste, mon travail d’attachée de presse et toutes les rencontres – tout ça… fait partie d’un chemin qui prend forme.
Alors je ne sais pas encore ce qui vient, ni quand. Mais je continue d’écrire ici et là.. et je laisse les mots m’emmener et me guider là où je dois aller.
Anne L.
Voici quelques photos pour résumer cette belle aventure… <3













4 Comments
Gaelle
24 avril 2025 at 17h41J’ai adoré cet article si humain et authentique ❤️
Quelle aventure, quand même, que d’écrire un livre. Il est merveilleux et à ton image !
Je me réjouis maintenant de découvrir ton roman. Il naîtra quand il naîtra mais, je le sais déjà, il sera merveilleux
Anne
24 avril 2025 at 22h47Merci du fond du coeur Gaëlle pour ton commentaire <3 d'autant que tu sais que tu as été la première à qui j'avais parlé de ce projet éditorial au coin d'une rue 😀 Et ça me touche beaucoup <3
Sophie
23 avril 2025 at 11h12Quel article touchant !
C’est un parcours incroyable réalisé avec l’écriture de ce livre et son succès ! Bravo à toi et hâte de voir ce que tu nous réserves à l’avenir !
Anne
24 avril 2025 at 22h48Merci de tout mon coeur Sophie d’être là tout simplement <3